dimanche 1 mars 2009

3 JOURS DE GREVE A LA POSTE BELGE: UN SERVICE MINIMUM NECESSAIRE ?

3 JOURS DE GREVE DES POSTES: UN SERVICE MINIMUM NECESSAIRE?

La poste belge fera grève ces 2, 3 et 4 mars. Les journaux ne seront pas distribués, les courriers resteront dans les sacs et les guichets seront fermés.
Officiellement, les syndicats protestent contre la libéralisation du marché postal. N'est-ce pas aussi un moyen de pression avant le renouvellement des conventions collectives de travail.
Elle est déjà là. Outre les implications qu'impose une ouverture plus grande du marché postal voulue par l'union européenne, remarquons que la poste est déjà de facto en partie privatisée puisque la Poste danoise possède une minorité importante du capital qui est en passe d'être vendue à CVC Capital Partners.
Les mastodontes postaux issus de la moitié du XXè siècle doivent changer. Ils changent, pas uniquement en Belgique. Comme la RTT, devenue Belgacom a changé aussi dans les années 90. Ce furent de difficiles changements de mentalité pour conduire ces énormes paquebots au personnel pléthorique vers les ports plus sûrs du développement et des exigences modernes d'un service public. Il faut quand même rappeler que durant plusieurs décennies, la Poste, comme la SNCB a été un instrument extraordinaire dans les mains de nos politiciens pour faire rentrer massivement des protégés de leur région.
Le monde change. Le citoyen, l'entreprise a de moins en moins besoin d'attendre chaque matin son courrier pour démarrer sa journée. Il reçoit ses emails, ses SMS, DHL vient lui livrer ses colis à domicile.
Les tâches de la poste sont amenées, de par l'avancée technologique et les changements modernes, à être revues, à être modifiées. La Poste l'a compris en créant des points-poste de proximité, chez des commerçants motivés qui auront à coeur de servir leur client avec sourire et gentillesse car leur client sera fidélisé, aussi pour l'achat des autres produits du commerçant.
Et pourtant, dans ce monde qui change, la Poste n'annonce pas de licenciements. On aurait compris cette réaction d'urticaire des syndicats en cas de dégraissage massif. Ce n'est pas le cas. Aux tenants d'un conservatisme absolu que sont malheureusement les syndicats, la Poste a ces dernières années, répondu par le changement, l'adaptation dans un monde qui se modifie  chaque jour. Les syndicats scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils vont entraîner les clients excédés vers des modes alternatifs à la poste (Il en existe) et cela contribuera à limiter la valeur de leur entreprise.
Dans la mesure où ils souhaitent que la poste reste un service public, elle doit prester comme un service public. Dès lors, de par l'action des syndicats, la question du service minimum, comme dans les transports, devra sous peu se poser chez nous. Elle embarassera les syndicats mais est essentielle, pour respecter le droit des citoyens aux prestations d'un service public qu'ils financent.

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